______________________________________________________Je voudrais que tu sois encore là pour t'entendre dire des bêtises. Pour que tu m'engueules quand je ne fais pas telle ou telle chose. Tu sais, après plus de cinq ans déjà, ton absence se ressent toujours autant. Elle me hante, chaque jour. Après plus de cinq ans je n'ai toujours pas réussi à réaliser le fait que tu ne sois plus là. J'ai pas envie d'y croire, j'ai envie de croire que tu es toujours parmi nous. Il est clair que je n'ai pas toujours été la petite fille qu'un grand-père puisse rêver d'avoir, mais je voudrais que tu saches que je t'ai toujours aimé. Je ne te l'ai pas souvent montré et je le regrette vraiment. C'est toujours quand on nous enlève quelqu'un ou quelque chose, que l'on réalise que c'est trop tard. Mon dieu, je m'en veux. Oh oui, je m'en veux atrocement. Il n'y avait que toi qui savais aussi bien me faire rire et me consoler. Maintenant... Je n'ai plus personne. Ou peut-être que si, mais au fond c'est pas la même chose. Le soutien que tu me donnais n'est pas remplaçable, tu m'as toujours aidée quand j'en ressentais le besoin.Tu as laissé un trop grand vide derrière toi en partant, c'est inexplicable. Tu n'étais pas qu'un simple grand-père, tu étais mon grand-père. Celui que j'ai toujours adoré, aimé, celui que j'ai toujours apprécié. Celui qui demandait de mes nouvelles quand je n'étais pas là. Je regrette vraiment que tu ne sois plus là, j'avais douze ans et j'avais encore des tas de choses à vivre avec toi, avant que tu ne me laisses pour de bon. J'étais totalement naïve à l'époque, et évidemment que je le suis toujours. J'aurais vraiment tout donné pour que tu ne me quittes pas, pour que tu continues à me faire rire, à m'emmener à l'école en zigzagant sur la route lorsque tu conduisais car tu regardais toujours les paysages ou encore d'autres choses du genre. Apparemment ça n'aurait pas été suffisant. Mais qu'est-ce qu'il aurait fallu de plus ? Je voudrais bien le savoir. J'aurais aimé que tu m'apprennes encore des tas d'autres choses comme tu l'as déjà si bien fait. Ce n'est pas dans la tristesse que tu m'as laissée car tu es parti avec mon esprit tout entier. Tu es parti avec des tas de choses que personne n'a jamais su. Sache que, toujours j'ai été fière de toi. Toujours. C'est dur de briser le silence, même dans les cris, même dans la fête, c'est dur de combattre l'absence, car cette conne n'en fait qu'à sa tête. Et personne ne peut comprendre, on a chacun sa propre histoire. On m'a dit qu'il fallait attendre, que la peine devienne dérisoire. C'est comme ça, c'est comme ça. J'aurais aimé tenir ta main, un peu plus longtemps. J'aurais aimé que mon chagrin, ne dure qu'un instant. Et tu sais j'espère au moins, que tu m'entends..
Je t'aime.. © M.